mercredi 2 juin 2010

Réflexions et connections

De retour au travail depuis lundi, mais j'ai encore pas mal de suivis à mon congrès à gérer. Les objets promotionnels ont été distribués, la documentation de fournisseurs aussi, reste à digérer et intégrer les idées, contenus, et suggestions glanés ici et là. J'aimerais conclure cette série de billets en faisant la liste des points forts de mon expérience à Washington sur le plan professionnel (ça pourrait stimuler d'autres personnes à s'inscrire à un congrès!).
  1. On n'a pas le choix de faire une pause et de s'intéresser aux tendances en bibliothéconomie. C'est ainsi que j'ai appris des trucs sur la recherche translationnelle et sur l'informatique médicale, mais j'aurais tout aussi bien pu m'intéresser aux informations aux patients ou m'inscrire à une session de formation continue.
  2. Dans ces congrès, il y a souvent une conférence principale donnée par un motivateur-gourou marketing plutôt "hop la vie", qui n'est pas du milieu des bibliothèques mais qui les présente sous un contexte différent. Ça nous permet de sortir des sentiers battus, de voir nos services sous un autre angle et de ne pas trop nous prendre au sérieux. Pour les intéressés, je suggère l'un ou l'autre des livres de Daniel Pink ou de Seth Godin.
  3. En corollaire, c'est intéressant aussi d'avoir la chance de voir des experts du domaine qui donnent leur avis. Je suis toujours séduite par les génies bardés de diplômes mais qui sont néanmoins d'excellents communicateurs (une vraie groupie!)... Cette année, John Halamka a fait ma journée, mais je garde aussi un bon souvenir de Vint Cerf (créateur de l'Internet) au SLA en 2008 ou même de James Watson (père de la structure de l'ADN) à l'ASM (dans mon ancienne vie).
  4. On rencontre beaucoup de monde dans ces congrès, et ça peut mener à des collaborations. Par exemple, si on mène un projet-pilote et on aimerait avoir du feedback de collègues qui ont expérimenté ce nouveau service, c'est beaucoup plus facile de les relancer par courriel une fois qu'un premier contact a été fait. Ma liste de contacts s'est enrichie de 6 bibliothécaires d'universités canadiennes, sans oublier une dizaine de membres du Molecular Biology Special Interest Group.
  5. Faire le tour des fournisseurs permet d'obtenir des accès temporaires à des ressources, d'en découvrir des nouvelles, de faire part de nos besoins et insatisfactions.
  6. On prend des infos sur l'association, allez voir par exemple sur le site de la MLA un vidéo pour les futurs bibliothécaires en sciences de la santé.
  7. Bloguer en direct, ça prend quand même du temps... Comme je n'avais pas apporté de portable ni de cellulaire, j'utilisais les ordinateurs mis à notre disposition dans le "Café Internet", et on nous demandait de restreindre notre activité à 10 minutes. Résultat, je revenais à des heures où l'achalandage était moindre. Le plus pénible était d'écrire d'abord le billet avec Word, afin de pouvoir intégrer les accents un par un (à,é,è,ù...). Mais ça simplifie mon rapport de fin de conférence, car voilà que je l'ai complété! :D
  8. Visiter d'autres bibliothèques, ça permet de rapporter des idées, parfois très faciles à implanter. Vive le benchmarking!
  9. Sortez de votre cocon - en fin de compte, 10 personnes se sont présentées au souper que j'ai organisé ad hoc , et une participante m'a écrit "Thanks for organizing dinner with the scientists - the best idea of the conference! :) I really enjoyed the evening". C'est tentant de s'isoler un peu pour profiter de notre séjour loin de la maison et de la famille, mais on risque alors de passer à côté de rencontres intéressantes.
Ainsi ce terminent les billets du MLA10, au plaisir de répéter l'expérience l'an prochain!

Image: http://www.gearlog.com/images/WashingtonDC_NightSkyline.jpg