vendredi 28 mai 2010

Visite de la National Library of Medicine


Je crois bien avoir atteint le sommet de la nerditude en me faisant faire une carte d'usager de la NLM! Un beau souvenir (et gratuit en plus) de la plus grande bibliothèque médicale au monde! Bah, ce sera bon pour leurs statistiques, car depuis que la sécurité a été renforcée sur le campus du NIH, le nombre de visiteurs a brutalement chuté. Ceux qui viennent ici le font parce qu'ils ont vraiment envie de venir; une visite dure en moyenne 18 minutes et il y a entre 600 et 800 prêts par jour, sans compter le PEB.

La NLM a donc le mandat de conserver (et cataloguer) les documents publiés aux États-Unis en sciences de la santé, mais la collection de plus de 14 millions de documents comporte également des titres écrits en d'autres langues et provenant d'autres pays. La bibliothèque se compose, au rez-de-chaussée: d'un espace pour des expositions, d'une salle de lecture principale et d'une autre pour l'histoire de la médecine. Il y a ensuite trois étages souterrains où sont conservés les documents. Les rayons sont donc fermés au public.

Les étages souterrains sont chacun grands comme un terrain de football, reposent sur un plancher de 11 pouces de béton armé, et sont étanches à une attaque nucléaire. Au B1 se trouvent les périodiques courants, et il ne reste plus qu'une étagère double de libre! Au B2 sont classés les livres publiés après 1914 (même pas catalogués NLM: on les place à la suite sur la tablette selon l'ordre d'arrivée), des radiographies et autres objets médicaux. Enfin, l'étage inférieur B3 contient du rayonnage compact pour héberger la collection de périodiques reliés (depuis 1876). Mis bout à bout, ce rayonnage couvrirait une distance de 100 km... il est donc question de numériser tout ça, car l'espace manque. Il n'y a plus de microfilmage depuis 2 ans.

Notre visite nous a ensuite menés à la salle de lecture d'histoire de la médecine, où nous avons pu admirer, parmi plusieurs incunables, le Fasciculus medicinae, premier livre d'anatomie imprimé. Ici les ouvrages les plus précieux ont leur salle de conservation. Il y a même un catalogue à fiches qu'on laisse sur place, uniquement parce que le mobilier est incrusté dans le plancher!

J'ai cru pleurer d'émotion (toujours la nerd) en passant devant la salle des serveurs du NCBI, où sont hébergées les millions de séquences de GenBank... dont les quatre que j'ai déposées :D. Des écrans montrent également, en temps réel, quels sont les termes recherchés dans MedlinePlus et d'où proviennent les requêtes (synthèse géographique). En terminant, notons que j'ai rencontré pendant cette visite Michelle Kraft, certains d'entre vous lisent peut-être son blogue, et vous pouvez lire ses impressions de la visite de la NLM ici (il est évident qu'elle est plus à l'aise que moi pour bloguer!). Restez à l'écoute pour mon billet final, sans doute mardi ou mercredi!

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